La neurologie fonctionnelle

La neurologie fonctionnelle est une approche naturelle d’évaluation et de réhabilitation des problèmes de santé liés au cerveau et au système nerveux.

Présentation de la neurologie fonctionnelle

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Département

Neurologie fonctionnelle

Cerveaux associés

Déconnecté, douloureux, traumatisé, vertigineux et vieillissant

Consulation

Consultations de neurologie fonctionnelle

Remboursement

La première consultation en neurologie fonctionnelle coûte 300 CHF est n’est pas remboursée par les assurances.

Pour les cas simples nécessitant une réhabilitation à base d’exercices, les consultations suivantes sont remboursée par l’assurance de base dans le cadre de la LAMal. Les assurés aux bénéfices d’un contrat d’assurance standard peuvent prendre rendez-vous directement. Les patients qui ont optés pour un contrat de type HMO ou désigné un médecin de premier contact doivent obtenir un bon de délégation pour pouvoir bénéficier du remboursement.

Pour les cas complexes nécessitant une réhabilitation à base d’équipements high tech (“Circuit de Neuromodulation”), un forfait d’accès non-remboursé par les assurances est disponible.

Réservez un consultation en neurologie fonctionnelle au 021 646 52 38

La neurologie fonctionnelle

La neurologie fonctionnelle est une approche qui a pour objectif d’évaluer et d’améliorer la fonction du cerveau et du système nerveux en améliorant la neuroplasticité aux travers de stimulations somatosensorielles et de réhabilitation et, ce, sans médicament et sans chirurgie.

A la différence d’un neurologue traditionnel qui va diagnostiquer des pathologies du système nerveux et du cerveau, le neurologue fonctionnel évalue le fonctionnement de ces deux systèmes tout en prenant en compte comment ces deux systèmes interagissent et influencent d’autres systèmes du corps.

La neurologie fonctionnelle est donc une approche systémique et holistique qui évalue et rétablit les liens entre le cerveau et les autres systèmes du corps. Par exemple, la relation entre le cerveau et l’intestin – appelé axe intestin-cerveau – est de plus en plus étudiée et reconnue et joue un rôle central en neurologie fonctionnelle.

La neurologie fonctionnelle intervient donc dans les cas où la symptomatologie du patient est associée ou causée par une dysfonction du système nerveux qui n’est pas pathologique et donc pour laquelle la neurologie classique n’a pas de solution à proposer. Elle permet d’apporter une solution pour les troubles neurologiques pour lesquels la neurologie classique n’a pas pu mettre en évidence de pathologie.

En cas de pathologie neurologique, la neurologie fonctionnelle peut également servir d’appoint, non pas pour traiter la maladie, mais pour améliorer la fonction et la qualité de vie du patient en renforçant les parties du système nerveux qui sont encore viables.

Ressource:

« Segment de ABC News, la neurologie fonctionnelle : méthode miracle ou placébo »

La neurologie fonctionnelle a été développée dès 1979 par un chiropraticien d’origine canadienne, le Dr Frederick Robert (Ted) Carrick. Carrick a observé que de nombreux troubles neurologiques n’avaient pas une origine pathologique mais été dû à des dysfonctions de groupes, circuits ou réseaux neuronaux et que ces dysfonctions pouvaient être traitées grâce à des stimulations sensorielles et de la réhabilitation.

Elle s’est donc tout d’abord développée au sein de la profession chiropratique – on l’appelait alors « neurologie chiropratique » – puis s’est ouverte à d’autres professions.

De nos jours, elle reste principalement utilisée par les chiropraticiens qui ont fait une formation post-graduée en neurologie fonctionnelle. Entre 5 et 10% des chiropraticiens l’utilisent.

L’Institut Carrick a formé près de 15’000 praticiens et publié des dizaines d’études scientifiques.

La neurologie fonctionnelle est devenue beaucoup plus populaire dès 2012 après avoir joué un rôle essentiel dans la récupération d’un des meilleurs hockeyeurs du monde Sidney Crosby.

Après avoir subi deux traumatismes cérébraux importants en janvier 2011, Sidney Crosby, la star internationale de NHL des Pittsburg Penguins, a été incapable de jouer pendant 11 mois. Des symptômes de syndrome post-commotionnel persistant l’ont empêché de reprendre sa pratique. Malgré le fait qu’il était suivi par les meilleurs spécialistes du monde en matière de commotion, Crosby n’a pas pu reprendre au point qu’il n’était pas annoncé pour la saison 2012. C’est à cette époque qu’il a été vu et traité par le Dr Carrick. En quelques semaines, il était de retour sur les patins.

Crosby attribue son rétablissement à la neurologie fonctionnelle et la couverture médiatique sur sa récupération à amené de nombreux autres sportifs et patients à recourir à la neurologie fonctionnelle.

Ressources:

« Le Dr Carrick explique la prise en charge de Sidney Crosby »

« Les coulisses de la récupération de Sidney Crosby)

Avec le temps, la neurologie fonctionnelle a développé de nombreuses sous-spécialités, notamment dans les troubles vestibulaires, les troubles du mouvement et les troubles neurodéveloppementaux.

La neurologie fonctionnelle est ouverte aux professionnels de la santé qui ont une formation médicale universitaire comme les chiropraticiens et les médecins.

 

La maîtrise de la neurologie fonctionnelle nécessite des centaines d’heures de formation post-graduée et plusieurs années d’expérience. Les praticiens qui ont acquis un minimum de 350 heures post-graduées peuvent passer un examen délivrant le titre de « Diplomate of the American Board of Functional Neurology »

La neurologie médicale classique a principalement pour but de diagnostiquer des atteintes pathologiques du cerveau ou du système nerveux, comme les maladies démyélinisantes, les attaques cérébrales, les tumeurs ou les maladies neurodégénératives. La prise en charge est essentiellement médicamenteuse ou chirurgicale. Le neurologue médical focalise son attention sur le tissus nerveux et ne s’intéresse que très rarement à l’influence des autres systèmes du corps sur le système nerveux. Certaines spécialités proposent des prises en charge de réhabilitation, comme par exemple après une attaque cérébrale ou lors de physiothérapie vestibulaire. Une fois de plus, ces approches sont très focalisées et souvent à taille unique. La réhabilitation se fait souvent au travers de protocoles standardisés. Majoritairement, le professionnel qui a posé le diagnostic n’est pas celui qui met en place et supervise la thérapie.

La neurologie fonctionnelle a principalement pour but d’évaluer le fonctionnement du système nerveux et du cerveaux et comment ce fonctionnement influence et est influencé par les autres systèmes du corps, comme l’intestin, la thyroïde ou la réponse du stress. La neurologie fonctionnelle prend également en compte le métabolisme, la nutrition ainsi que la présence de neuroinflammation et/ ou de mécanismes neuro-immunitaires. Elle a donc une vue systémique. La prise en charge est hautement individualisée, respecte la capacité métabolique et le seuil de fatigue neurologique du patient et se fait sans médicament et sans chirurgie. Le neurologue fonctionnel pose le diagnostic et prépare et supervise lui-même la prise en charge, permettant ainsi d’adapter le traitement en temps réel.

La prise en charge en neurologie fonctionnelle commence toujours par une anamnèse complète et est suivi par un examen clinique qui permet de mettre en évidence les différents facteurs neurologiques et métaboliques qui participent à votre problématique.

Typiquement, le neurologue fonctionnelle évalue le fonctionnement et la communication entre 7 systèmes clés de votre système nerveux. Une fois la fonction de ces systèmes effectuées, il ou elle évaluera également comment ces 7 systèmes influencent et sont influencés par les autres systèmes ou dysfonctions du corps, comme par exemple, la régulation de votre glycémie, la réponse au stress, la glande thyroïde, l’axe intestin-cerveau ou encore la présence de neuroinflammation ou de mécanismes neuroimmunitaires.

Les 7 systèmes sont :

Le système réflexe

Le système réflexe constitue tous les fonctionnements réflexes de notre corps qui ne sont pas sous notre contrôle conscient. On trouve par exemple des réflexes normaux, comme le réflexe patellaire (votre jambe qui réagit lorsque l’on tape sur votre genou), la persistance de réflexes archaïques ou primitifs (des réflexes présents chez le nouveau-né qui doivent être intégré dans les premiers mois de vie) ou encore des réflexes de libération frontale (la réapparition de réflexe lorsque le lobe frontal est touché par une pathologie ou une maladie neurodégénérative). Les réflexes se trouvent principalement dans la moëlle épinière et le tronc cérébral.

Le système proprioceptif

Fortement influencé par le cervelet, le système proprioceptif nous donne le sens de position et de mouvement dans l’espace. Il joue un rôle essentiel dans la posture, l’équilibre, la coordination, ou encore même dans le timing moteur et même le langage. Une altération du système proprioceptif peut amener au développement de troubles musculosquelettiques, de douleurs et même de dysfonctions cognitives.

Le système vestibulaire

Le système vestibulaire est constitué d’éléments périphériques que l’on trouve dans l’oreille interne, de noyaux neurologiques situés dans le tronc cérébral et de voies neurologiques qui s’étendent au reste du cortex. Il est intimement lié à la fonction du cervelet et au système oculomoteur. Il joue également un rôle clé dans le sens de position dans l’espace et dans l’équilibre. En cas de dysfonction, il est souvent source de sensation de vertige, d’instabilité ou de tangage.

Le système oculomoteur

 On dit que les yeux sont le miroir de l’âme. En neurologie, les yeux jouent un rôle presque aussi fondamental. Toutes les régions majeures de votre cerveau sont impliquées dans le contrôle moteur de la position et es mouvements de vos yeux. Un bon fonctionnement de ce système est donc essentiel pour une bonne perception visuelle, qui est l’un de de nos sens les plus importants au quotidien. Des dysfonctions oculomotrices peuvent donc causer de nombreux symptômes, mais elles sont aussi le signe de dysfonctions dans d’autres parties du système nerveux.

Le système de la douleur

Le système de la douleur est composé de nombreux circuits et centres neurologiques qui s’intègrent entre eux. En périphérie, les circuits nociceptifs détectent tous dégâts tissulaires. Pourtant, une blessure périphérique, même si elle active les voies d’alerte nociceptive, n’est pas forcément perçue comme une douleur. En effet, la transmission de la douleur est intégrée notamment dans le système limbique (émotionnel) et le cortex frontal. Nos émotions, nos croyances et même notre propre compréhension et interprétation de ce qu’est la douleur influencent comment nous la ressentons. La science a également mis en évidence que le cerveau – en cas de menace réelle ou imaginaire – peut générer de la douleur sans aucune lésion tissulaire, comme dans le cas des douleurs fantômes.

Le système neuro-végétatif

Le système nerveux neuro-végétatif fonctionne indépendamment de notre contrôle. Il est régulé par l’hypothalamus et le tronc cérébral et joue un rôle central dans la régulation de nos fonctions vitales, telles que le rythme cardiaque, la respiration, la digestion. En fait, il contrôle toutes les fonctions viscérales de notre corps. La médecine classique oublie trop souvent qu’un organe qui fonctionne mal n’est pas nécessairement dû à une pathologie de cet organe mais peut être dû à une problématique de contrôle neurologique dudit organe.

Le système cognitif

Le système cognitif est principalement situé dans le cortex frontal. Il joue un rôle décisif dans notre « humanité ». Son développement nous différencie des animaux. Pourtant, le système cognitif ne fonctionne pas uniquement sur la pure logique intellectuelle. Son bon fonctionnement nécessite également l’apport des informations des centres émotionnels, du corps physique (proprioception) et même de nos organes (intéroception). Sans une bonne intégration de tous ces informations, nous ne sommes pas entièremment au maximum de notre humanité

 

Une fois le diagnostic établit, le spécialiste en neurologie fonctionnelle va créer un programme individualisé de réhabilitation et de stimulations sensorimotrices destiné à améliorer la neuroplasticité des zones dysfonctionnelles.

 

Ces stimulations incluent, mais ne sont pas limitées à :

 

  • Ajustements mécaniques spécifiques
  • Exercices proprioceptifs et d’équilibre
  • Exercices de rythme et de coordination
  • Exercices de timing et de séquençage moteur
  • Exercices oculomoteurs
  • Exercices vestibulaires
  • Stimulations visuelles
  • Stimulations auditives
  • Stimulations tactiles diverses
  • Stimulations électriques transcutanées
  • Stimulations olfactives
  • Stimulations cognitives
  • Visualisation et imagerie mentale
  • Neuromodulation
  • Laser et photobiomodulation
  • Réalité virtuelle

L’approche en neurologie fonctionnelle développée par le Pr. Frederick Carrick est constituée d’un riche registre de diagnostics et d’applications thérapeutiques cliniques issus de la recherche scientifique effectuée dans les années 1990, « La Décennie du Cerveau ». Ces nouvelles connaissances ont été intégrées avec les principes traditionnels de neurologie et de technique chiropratique, puis développés et raffinés par le Pr. Carrick au travers de plus de 20 ans d’expérience clinique et du traitement de milliers de patients.

Le système nerveux est un réseau intégré de cellules capables de recevoir et de transmettre des informations. Les stimuli de l’environnement sont transformés en potentiels électriques qui voyagent le long des cellules du système nerveux, les neurones.

Pour pouvoir fonctionner de manière optimale, le système nerveux doit survivre et cette survie est intimement dépendante de deux facteurs : être activé et avoir suffisamment de carburant. Le système nerveux a en lui la capacité de générer des comportements humains qui vont lui permettre d’assurer un degré suffisant d’activation et un apport régulier des nutriments qui lui sont nécessaires.

Notre étude de l’anatomie du développement va nous permettre d’apprécier l’évolution des fonctions neurologiques les plus complexes qui nous permettent non seulement de survivre, mais également de nous adapter et, au niveau de l’être humain, d’effectuer les formes les plus élevées de cognition et d’expression créatrice.

L’activation des pools neurologiques (groupe de neurones) provient du pool pré-synaptique intégré, qui est lui-même sous l’influence directe des récepteurs de potentiels évoqués par les stimuli de l’environnement. Quand un neurone est activé, par excitation ou par inhibition, l’activité génétique s’exprime et déclenche une cascade de réactions biochimiques qui donnent lieu à la réplication des protéines. Des protéines de la membrane et de la matrice cellulaire sont fabriquées ou réparées, ce qui permet de maintenir les fonctions cellulaires. Une fonction particulièrement importante est réalisée par les mitochondries qui, quand elles sont abondantes et en bonne santé, permettent une capacité métabolique optimale en fabriquant des quantités suffisantes d’ATP nécessaire aux besoins énergétiques de la cellule.

Quand un neurone n’a pas l’infrastructure protéique suffisante, il devient moins électronégatif et son potentiel électrique se rapproche du potentiel de seuil. Le neurone devient plus sensible à l’excitation pré-synaptique – cela veut dire qu’il faut moins d’excitation pour qu’un potentiel d’action soit déclenché. Toute stimulation, qu’elle soit excitatrice ou inhibitrice, augmente les probabilités de survie du neurone, mais seuls les excitations qui sont capables de produire un potentiel d’action augmentent les probabilités de survie du pool post-synaptique. Ces mécanismes sont extrêmement importants pour la préservation de la vie. Un neurone dont le potentiel est proche de son seuil en raison d’un manque d’activation est donc extrêmement fragile. Tout thérapeute doit donc comprendre les conséquences possibles de sa thérapie en fonction de l’état du système nerveux s’il veut aider son patient dans le long-terme et ne pas endommager un pool neurologique fragilisé par un manque d’activation.

La fonction d’un neurone qui se trouve près de son seuil – pour quelque raison que cela soit : augmentation de l’excitation, diminution de l’activation – reste la même que celle d’un autre neurone. La différence essentielle est que ce neurone qui n’a pas été activé pendant une certaine période de temps va, s’il est à nouveau activé, se fatiguer plus ou moins rapidement en raison de la diminution de la production des protéines et de l’énergie nécessaire à sa fonction ; diminution qui avait été induite en premier lieu par le manque d’activation. Une cellule qui possède suffisamment de protéine mais qui n’a pas assez d’énergie et/ou un système d’apport en énergie déficient va aussi se fatiguer. La rapidité avec laquelle un pool neuronal se fatigue est donc un aspect important du point de vue clinique, qui se doit d’être surveillé pendant l’application de la thérapie.

La fatigue du neurone peut donner lieu à la production de métabolites qui peuvent détruire le neurone. Une thérapie appliquée sans connaissance de ces principes peut donc engendrer la destruction de certains pools neurologiques. Seul le clinicien qui est capable d’évaluer les divers états intégrés des différents pools neurologiques d’un individu à un certain moment peut introduire une thérapie qui va permettre de créer une intégration optimale du système sans le fatiguer.

L’approche développée par le Pr. Carrick demande une vigilance toute particulière des fonctions neurologiques afin de mettre rapidement en évidence un état de fatigue neuronale et activer le système de manière à promouvoir la survie du plus grand nombre de pools neurologiques. En tout temps, le clinicien essaie d’optimaliser l’activation de l’infrastructure de protéines afin de permettre une plasticité et une collatéralisation optimale des circuits neurologiques qu’il essaie d’activer pour produire l’état intégratif désiré.

Il faut noter au passage que le carburant – les nutriments – soutient l’activité des neurones mais ne les stimule pas ; cela explique pourquoi un soutien nutritionnel est, en soi, insuffisant pour corriger la fonction de cellules qui sont trop près de leur seuil. Les nutriments peuvent permettre aux neurones de fonctionner plus longtemps avant d’êtres endommagés, mais ils n’induisent la réplication protéique nécessaire à la fonction et à la réparation du neurone. La plupart des cas cliniques demandent que le praticien stimule la fonction neurologique en plus d’un apport approprié de carburant.

Dans le système nerveux humain, la majorité des circuits sont inhibiteurs. L’inhibition est une fonction avancée d’un point de vue du développement. Elle est essentielle pour les systèmes hautement complexes. L’inhibition permet de maintenir les neurones en bonne santé lorsqu’ils ne sont pas activés.

Par exemple, il est important que nous puissions bouger, mais nous que le mouvement ne se fasse que quand nous le désirons. La plupart des symptômes sont la conséquence d’un manque d’inhibition.

Le clinicien joue un rôle important dans le sens où il doit être capable de différencier entre une lésion ablative et une lésion fonctionnelle par manque d’inhibition. Dans de trop nombreux cas, les patients sont diagnostiqués avec des lésions ablatives, alors qu’en réalité, les lésions ne sont que fonctionnelles.

Un examen minutieux permet alors de mettre en évidence que les circuits neurologiques sont intacts et peuvent être réhabilité en appliquant des stimuli afférents d’amplitude tolérable pour le système (c’est à dire, en les stimulant sans produire de fatigue). Dans le cas où il existe effectivement une lésion ablative (due par exemple à une hémorragie), le clinicien peut toujours néanmoins utiliser sa thérapie pour augmenter la fonction des circuits neurologiques qui restent viables afin d’augmenter la plasticité du système, la synaptogenèse et la collatéralisation dans le but de compenser pour les fonctions atteintes, ou alors en activant des circuits alternés.

Le système nerveux central est organisé de manière segmentaire, mais est modulé de manière supra-segmentaire. En raison de l’intégration du système dans son entier, une lésion à un endroit du système peut affecter toutes les autres zones du neuraxis. Même si certaines lésions s’expriment apparemment de manière locale, l’on trouve souvent d’autres facteurs étiologiques dans les fonctions supra-segmentaires.

La modulation de la réponse à la force de la gravitation est l’un des mécanismes les plus importants par lequel le système nerveux humain assure sa survie. Il le réalise en changeant le gain ou la sensibilité des fuseaux intramusculaires, via les circuits neurologiques gamma-moteur.

La force gravitationnelle est le seul stimulus environnemental constant ; de ce fait, notre réponse face à la gravitation joue un rôle critique dans l’intégration du système nerveux. Si le système nerveux veut pouvoir promouvoir sa capacité de survie, il se doit d’avoir développé un mécanisme qui lui permet de se stimuler de manière optimale en utilisant la force gravitationnelle.

Quand l’organisme fonctionne de manière optimale, les structures supra-segmentaires (le cerveau) impliquées dans l’activité modulatrice vont permettre une plus grande sensibilité à l’étirement dans le champs gravitationnel de la terre. Cela revient à dire que nous avons besoin de moins bouger dans l’espace pour percevoir et diriger notre position et nos mouvements continus. Cette activité se fait bien évidemment de manière inconsciente par les structures corticales, mais elle est essentielle pour permettre au système d’effectuer ses autres fonctions conscientes.

Quand la capacité métabolique – c’est à dire le substrat en protéine et en carburant – du pool neuronal est suffisamment élevée pour lui permettre de tolérer un fonctionnement maximal, les stimulations environnementales ne vont quasiment pas provoquer de fatigue du système. Cependant, quand la capacité métabolique est réduite, mais que le système nerveux est capable d’engager ces mécanismes naturels de compensation, les pools neuronaux vont être préservés grâce au fait que la sensibilité est diminuée et la capacité métabolique n’est pas dépassée. La fatigue s’installe, mais la sensibilité à la gravitation diminue.

Dès lors, si un médicament ou une thérapie quelconque est utilisée pour stimuler un circuit neurologique, certains conséquences sont inévitables. Ces circuits peuvent être forcés à fonctionner au-delà de leurs capacités métaboliques et les neurones vont être endommagés. Ces circuits peuvent être inhibés de telle manière à ce que le pool post-synaptique n’est plus activé, ce qui va le faire se rapprocher de son seuil et, donc, devenir plus fragile.

Comme chaque personne est différente dans son développement et au niveau de l’intégration de son système, il est impossible de déterminer les effets d’un médicament ou d’une thérapie sans une évaluation minutieuse et complète de la fonction neurologique et de la fatigabilité du système.

Une des grandes contributions du Pr. Carrick au domaine de la neurologie clinique est sa capacité à ajuster et surveiller l’état d’intégration centrale du système tout en préservant l’intégrité métabolique du plus grand nombre possible de neurones. Le Pr. Carrick a développé une logique clinique et une base thérapeutique destinées à traiter les lésions fonctionnelles, qui sont bien plus prévalentes que les lésions ablatives. Il a aussi montré qu’une lésion fonctionnelle peut produire une lésion ablative et que, vice versa, une lésion ablative peut provoquer une lésion fonctionnelle.

En raison de la rapidité avec laquelle la sommation et la propagation de potentiel d’action se produisent, les changements au sein du système se font rapidement. Le clinicien doit donc devenir à la fois l’observateur et l’agent de changement, à chaque moment de son application. L’anamnèse, l’examen clinique, les applications thérapeutiques éventuelles et les réévaluations se mélangent donc dans un processus unique d’interaction entre l’examinateur et l’individu examiné.

Il est essentiel que le clinicien comprenne le système nerveux. Mais la recherche scientifique a montré que le système nerveux de chaque individu est unique. Sur les circuits canalisés phénotypiques se superpose un réseau de systèmes neurologiques complexes et intégrés, uniques à l’individu, qui se sont développés au cours d’une vie d’expérience et d’interaction avec l’environnement. Il faut pouvoir apprécier cela si nous voulons pouvoir apporter au patient la meilleure approche clinique possible.
L’histoire de la médecine apporte chaque jour la preuve de « l’impossible » : des patients à qui il manque un hémisphère cérébral et qui ne présente aucune perte apparente de fonction ; des patients avec des lésions ablatives de la moelle épinière qui regagne des fonctions là ou cela semblait impossible.

Le point de vue anatomique de la neurologie présente un système et des circuits inscrit dans la pierre. Cette description anatomique est donc souvent différente d’une vue physiologique ou clinique de systèmes et circuits qui sont plastiques. Ceci est un concept clé de l’approche Carrick. En tant que cliniciens, nous nous préoccupons de la fonction. Si la fonction est altérée, nous pouvons nous trouver confronté à une lésion ablative ou à une lésion fonctionnelle, ou les deux, et cette lésion peut se trouver n’importe où le long du circuit entre le récepteur afférent primaire et l’organe cible, ou dans n’importe quel pool neuronal qui intègre le système. Même si la fonction paraît normale, nous pouvons tout de même nous trouver dans une situation altérée, de telle manière à ce qu’une perte de sommation d’un pool pré-synaptique peut être compensé par une augmentation de la sommation et la plasticité possible d’un autre pool neuronal.

Très souvent, le seul moyen d’être certain de l’effet d’une application thérapeutique et de l’appliquer et d’observer les changements qu’elle induit dans le système nerveux. Le clinicien doit développer ses facultés afin de pouvoir observer les changements même les plus subtils du système. De cette manière, les applications thérapeutiques les plus créatives, efficaces et individualisées peuvent être sélectionnées.

L’approche Carrick n’est pas une technique. C’est un paradigme d’observation et d’application clinique. Elle repose sur le principe anatomique et physiologique que le système nerveux est un système fermé.

De la même manière que les mouvements complexes d’une structure en tenségrité, un stimulus tout simple apporté au neuraxis, et suffisant pour causer la sommation d’au moins un neurone, va induire des changements dans le système, de manière à ce que le stimulus suivant fait face à un autre système. Comme une rivière, vous ne jeter jamais deux pierres dans la même eau. Quand des neurones sont activés, une cascade d’événements intracellulaires et de réplication nucléaire et protéique intervient en quelques nanosecondes. L’objectif clinique est d’activer le système de manière la plus appropriée possible afin de soutenir la santé neurologique de l’individu. En raison de la rapidité de la transmission neuronale et de la réplication protéique, ce qui était approprié à un instant ne l’est plus nécessairement à un autre. En fait, la probabilité est forte que, une fois qu’un changement est intervenu – qu’on l’ait observé ou non – le système nécessite une application thérapeutique différente.

Une des clés du processus de l’examen clinique est la prise de conscience du changement, observé ou non. Parce que nous sommes incapables d’observer les changements intracellulaires avant qu’ils ne s’expriment au niveau fonctionnel, il est fondamental de n’appliquer que des interventions thérapeutiques qui ne dépassent pas les capacités métaboliques du système. Dans l’approche Carrick l’utilisation de la réponse du système nerveux neuro-végétatif est une excellente fenêtre d’entrée dans le système qui permet de s’assurer que le système n’est pas poussé au-delà de ses capacités métaboliques. Les neurones qui devraient pouvoir survivre toute une vie peuvent facilement être détruits par un stimulus qui excède leurs capacités à répondre ou par manque de carburant.

Chaque patient est unique. Ce concept est dicté par la plasticité des structures neurologiques qui se développent et se réparent activement. Il impossible que la même application ait le même effet sur deux individus différents.

L’objectif de l’approche Carrick est de servir chaque patient en améliorant la fonction de son système nerveux, lui permettant ainsi d’exprimer toute son humanité.



Cet article est largement inspiré du texte « L’état d’intégration centrale et la méthode Carrick : un paradigme clinique », publié en anglais par le Dr. K. Powell. Traduction, interprétation et édition par le Dr. Pauli.

 

La neurologie fonctionnelle apporte de nombreux bénéfices, notamment dans les problématiques neurologiques qui ne sont pas d’origine pathologiques.

En cas de pathologies neurologiques (comme par exemple dans les attaques cérébrales) ou de maladies neurodégénératives, elle est également un atout important dans la réhabilitation et le maintient de la fonction et de la qualité de vie du patient.

Les bénéfices suivants ne sont pas exhaustifs. Ils vous permettront par contre d’apprécier les possibilités thérapeutiques de cette approche.

 

Bénéfice 1 : apporter des réponses en absence de diagnostic médical

 La neurologie fonctionnelle apporte un regard différent de la neurologie classique.

La neurologie classique est spécialisée dans le diagnostic des pathologies neurologiques. Si les symptômes du patient sont dû à des dysfonctions qui ne relève pas de la pathologie, la neurologie classique n’a en général pas de diagnostic ou de traitement à proposer.

Dans ces cas-là, la neurologie fonctionnelle peut être d’une grande aide. Sa capacité à mettre en évidence et réhabiliter des dysfonctions parfois subtiles du système nerveux est un atout majeur. La neurologie fonctionnelle ne considère pas la fonction des différents systèmes neurologiques en isolation, mais également comment ces systèmes communiquent entre eux. En d’autres termes, la neurologie fonctionnelle permet d’apprécier la « connectivité » et le liens entre différentes zones et systèmes, ce qui permet une dimension additionnelle au diagnostic.

En plus de cela, la neurologie fonctionnelle prend en compte la manière dont le système nerveux influence et est influencé par le statut nutritionnel de la personne, son état de stress, ses capacités de régulation émotionnelle, ainsi que par les différents autres systèmes de l’organisme comme la régulation de la glycémie, la circulation et l’oxygénation, l’intestin et le microbiome, les fonctions hépatiques de détoxification, etc.

 

Bénéfice 2 : aider les enfants souffrant de troubles neuro-développementaux

 La recherche est très claire à ce sujet. Les troubles du comportement – comme le déficit d’attention et/ou l’hyperactivité, les troubles oppositionnels et les troubles de la régulation émotionnels – les troubles de l’apprentissage – comme la dyslexie, la dysorthographie, et la dyscalculie – les troubles du développement – comme les troubles du spectre autistique – et les troubles du langage (dysphasie) et de la coordination (dyspraxie) trouvent tous leur origine dans une problématique de retard neurodéveloppemental.

Ce qui est paradoxal, c’est que ces troubles sont majoritairement pris en charge sous l’angle psychothérapeutique (suivi psychothérapeutique ou médication) ou d’accompagnement (logopédie). La grande majorité des professionnels qui s’occupent de ces enfants n’ont pas de formation en neurologie et n’ont pas de capacités de diagnostic neurologiques. Ils sont donc incapables d’évaluer le retard développemental.

La neurologie fonctionnelle ne prétend pas remplacer ces approches. Par contre, elle est d’un apport considérable dans la prise en charge de ces enfants car elle permet d’évaluer le retard neurodéveloppemental et de mettre en place des stratégies de réhabilitation.

Grâce à cela, des progrès considérables peuvent être fait en peu de temps.

Dans une étude Suisse de 2009 effectuée sur 157 enfants âgés de 6 à 13 ans qui présentaient des troubles de retard de développement, comme de la dyspraxie, de la dyslexie, des troubles de l’apprentissage et du THDADA, les soins en neurologie fonctionnelle ont permis d’améliorer de manière significative pas moins de 20 fonctions cognitives.

Par exemple, une étude de 2010 à montré qu’en seulement trois mois, des enfants diagnostiqués TDAH s’amélioraient de manière considérable et récupéraient jusqu’à 2 ans de retard scolaire.

Dans une étude actuellement en cours à l’Université d’Harvard, les chercheurs ont utilisés deux approches fréquemment utilisées en neurologie fonctionnelle et les ont appliqués de manière standardisées, au travers de vidéos pré-enregistrées, à 16 enfants âgés de 8 à 14 ans diagnostiqués TDAH. L’approche est donc complètement à taille unique, tous les enfants ont eu le même traitement, à distance, sans bénéficier d’un diagnostic précis et d’un suivi individualisé. Et pourtant, près de 40% des enfants ont eu des bénéfices cliniques comportementaux et neurobiologiques similaires à la Ritaline. Des évaluations avant/après par IRM montrent que la prise en charge en neurologie fonctionnelle réduit les différences cérébrales entre enfants TDAH et enfants neurotypiques.

(Teicher, MH., Profound Effects of Interactive Metronome and Brain Balance Exercises on a Subset of Children with Attention Deficit Hyperactivity Disorder. 2020. White Paper.)

 

Bénéfice 3 : Guérir les blessures chroniques

 En cas de blessure, que cela soit du dos ou des articulations périphériques, les approches conventionnelles ont tendance à se focaliser localement sur les tissus lésés locaux. Pour une majorité de patient, cela est suffisant pour se sentir mieux.

Malheureusement, un petit groupe de patient ne récupèrent pas et la blessure donne lieu à une situation chronique.

La recherche a montré que la stabilité de nos articulations est aussi sous le contrôle de notre cerveau. En fait, les zones sensitives et motrices de notre cerveau contiennent des cartes extrêmement précises des différentes zones de notre corps, dont nos articulations. C’est ce qu’on appelle les cartes sensori-motrices. Plus vous utilisez et activez une partie de votre corps, plus la carte sensori-motrice de cette partie du corps devient précise et le mieux votre cerveau peut la contrôler. C’est un peu comme les cartes de réseau routier. Si vous désirez pouvoir vous rendre n’importe où en Suisse, il vaut mieux avoir une carte qui contient toutes les routes jusqu’au moindres petits chemins qu’une carte qui n’aurait que les autoroutes.

Lors de blessure, les structures articulaires et musculaires sont endommagées, ce qui affecte le couplage neuromécanique. Un peut comme en couple proche du divorce qui ne se parle plus ou qui ne se parle qu’en se criant dessus, la communication ne se fait plus de manière optimale. Les informations reçues par le cerveau deviennent imprécises et il n’est plus capable de donner une réponse appropriée en matière d’ajustement postural global et de contrôle et de coordination de la partie du corps blessée.

Plusieurs études ont montré que, après une blessure, des erreurs de traitement de l’information neurologique des réseaux du cervelet et des cortex pariétaux et frontaux se produisent. Si cette communication n’est pas rétablie et que les cartes sensori-motrices ne sont pas réhabilitées, la blessure persiste.

Grâce aux avancées des techniques d’imagerie fonctionnelle du cerveau, les chercheurs ont pu mettre en évidence que, après une blessure, les cartes sensori-motrices du cerveau sont affectées. Elles perdent de leur précision. Et le cerveau n’arrive plus à bien contrôler la zone. C’est un peu comme si vous aviez une vieille carte routière, pliée et dépliée à de si nombreuses reprises que certaines zones sont effacées ou difficiles à lire.

Dans de telles conditions, difficile pour le cerveau de coordonner sa réponse. C’est un peu comme si votre cerveau devait faire de la broderie fine en portant des gants de boxe.

Et donc, même si la stabilité structurelle est rétablie grâce à un traitement approprié, la stabilité dynamique, elle, reste perturbée. Dans certains cas, les cartes sensori-motrices ne sont pas seulement affectées. Elles se redistribuent. C’est à dire que c’est d’autres zones qui prennent le relai alors qu’elles ne sont pas destinées à cela. C’est un peu comme si vous arrivez aux urgences pour une problématique orthopédique mais que le seul médecin disponible est un dermatologue.

Une étude a par exemple montré que dans le mal de dos chronique, les cartes sensorimotrices des muscles stabilisateurs du dos étaient déplacées postéro-latéralement.

En cas de blessure persistante ou chronique, la neurologie fonctionnelle permet donc d’aller aux sources du problème qui se trouvent désormais au sein du cerveau, de les diagnostiquer précisément et de les réhabiliter.

 

Bénéfice 4 : Réduire les douleurs neuropathiques et nociplastiques

 La médecine classique possède de bons outils pour gérer les douleurs aigues classiques. Malheureusement, elle est limitée dans sa capacité à offrir des solutions durables en cas de douleurs chroniques. En désespoir de cause, le médecin prescrit encore trop souvent des médicaments à base d’opiacées qui ont un fort potential d’accoutumance et d’addiction.

C’est notamment le cas dans les douleurs neuropathiques – des douleurs provoquées parune lésion pathologique du système nerveux (comme par exemple en cas d’attaque cérébrale) et dans les douleurs nociplastiques.

La douleur nociplastique est une nouvelle forme de douleur définie dès 2017 comme étant une « douleur provoquée par une altération de la nociception sans évidence de dégâts tissulaires ». Votre système de la douleur s’est déréglé au point de produire de la douleur sans véritable raison. Les douleurs chroniques sont souvent des douleurs nociplastiques. Ce type de douleurs ne répond pas aux thérapies dirigées vers les tissus périphériques.

Dans ce genre de situation clinique, la neurologie fonctionnelle peut apporter une aide importante.

 

Bénéfice 5 : Accélérer la récupération après attaque cérébrale

Dans une étude de 2016, des chercheurs ont comparés deux groupes de patients ayant fait une attaque cérébrale impliquant l’artère cérébrale moyenne. Le groupe de traitement a reçu une intervention précoce en neurologie fonctionnelle (dans ce cas précise, de la réhabilitation oculomotrice) en plus des soins médicaux standards, alors que le groupe de contrôle n’a reçu que les soins médicaux standards. L’intervention en neurologie fonctionnelle améliore l’ EEG des patients traités et facilite la récupération fonctionnelle.

 

Bénéfice 6 : Amélioration rapide du syndrome de stress post-traumatique

 En 2015, deux études ont été publiées sur la prise en charge en neurologie fonctionnelle de soldats américains souffrant de stress post-traumatique ayant préalablement bénéficié de thérapies conventionnelles, sans résultats probants. La prise en charge a été faite en immersion pendant 2 semaines. Avant l’intervention, 75% des sujets se trouvaient dans les deux catégories diagnostiques les plus sévères (sévère et extrêmement sévère). Après interventions, plus que 48% des sujets se trouvaient encore dans ces catégories. Avant l’étude, 41% des sujets étaient diagnostiqués comme souffrant d’un PTSD extrêmement sévère. En fin d’étude, seul 16% étaient encore dans cette catégorie.

 

Bénéfice 7 : Amélioration du syndrome post-commotionnel

 Le syndrome post-commotionnel est souvent extrêmement handicapant, avec des symptômes de vision trouble, pertes d’équilibre, maux de tête, nausée, sensibilité aux sons et à la lumière ou encore troubles du sommeil.

Dans une étude de 2017, une intervention intensive de 5 jours en neurologie fonctionnelle sur 620 patients n’ayant pas répondu aux thérapies classiques a permis de réduire de 50% en moyenne une multitude de symptômes liés au syndrome post-commotionnel

 

"La neurologie fonctionnelle" par Dr Yannick Pauli

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Méthodes diagnostiques neurologiques

Examen en neurologie fonctionnelle

Examen neurologique "high touch" évaluant les différents systèmes neurologique du cerveau et du système nerveux périphérique.

Electromyographie paravertébrale de surface

Examen high tech destiné à évaluer le degré de tension et de stress accumulé dans le système nerveux.

Variabilité cardiaque

Examen "high tech" évaluant l'équilibre du système nerveux neuro-végétatif par mesure de la variabilité du rythme cardiaque

Posturographie CAPS

Examen "high tech" évaluant la stabilité posturale, l'équilibre et le risque de chute

Test of Variables of Attention

Examen "high tech" évaluant différentes dimensions de l'attention et de la concentration

Test Neurocognitif en ligne

Examen "high tech" évaluant les fonctions cognitives (mémoire, attention, ...)

Pupillométrie

Examen "high tech" évaluant divers dimensions du système nerveux neuro-végétatif en mesurant la réaction des pupilles à la lumière

Evaluation coordination et timing moteur

Examen "high tech" évaluant les capacités de coordination et de timing et de séquençage moteur

Méthodes thérapeutiques neurologiques

Network Spinal Analysis

Une technique douce "high touch" destinée à relâcher les tensions profondes accumulées dans le système nerveux.

Réhabilitation neurologique

Approche "high touch" combinant différentes formes de stimulation sensorielles et motrices pour stimuler le système nerveux

Réhabilitation vestibulaire

Réhabilitation du système vestibulaire et de l'équilibre.

Intégration hémisphérique

Réhabilitation spécifique au développement ou fonctionnement asynchrone des hémisphères

SpineForce

Equipement de réhabilitation de la stabilité vertébrale

Neurotracker

Equipement "high tech" utilisant un environnement en 3D pour stimuler les fonctions cognitives (mémoire de travail, spatio-visuel, attention)

Neurosage

Equipement "high tech" combinant stimulation vibratoire, auditive, et visuelle, ainsi que jeux vidéos thérapeutiques

Vibration et plateforme vibrante

Stimulation du corps entiers par vibration

Métronome Interactif

Equipement "high tech" pour réhabiliter la coordination, le séquençage et le timing moteur.

FocusBuilder

Equipement "high tech" pour ra réhabilitation du système oculomoteur et la stimulation de différentes zones du cerveau.

Entraînement Moteur Rythmé

Approche "high touch" de réhabilitation neurologique utilisant différentes techniques motrices ("Quadrato Motor Training", "Clock Yourself")

Motion Guidance

Approche combinant de la réhabilitation associée à une feedback visuel.

Photobiomodulation et laser froid (LLLT)

Utilisation de laser froid pour influencer différentes fonctions cérébrales

Neuromodulation par acupoint

Stimulation des points d'acuponcture par des stimulations électriques transcutanées.

Neuromodulation non-invasive

Stimulation système nerveux central par courants électiques

Stimulation transcutanée du nerf vague

Stimulation du nerf vague par voie transcutanée

Réorganisation neurologique

Réorganisation neurologique selon Barras

Inflammation neurogène

Traitement naturel de l'inflammation neurogène des nerfs périphériques

Programmes associées

Circuit de neuromodulation

Accès à notre circuit de neuromodulation combinant 7 équipements "high tech" de réhabilitation du système nerveux

Programme du stress

Programme de réduction du stress et d'amélioration de la résilience par l'activation de la réponse de relaxation et le changement de perception.

Cures associées

Cure anti-inflammatoire

Cure pour réduire l'inflammation de manière naturelle

Cure musculaire relaxante

Cure pour détendre la musculature et les tensions dans le système nerveux

Problèmes traités

Cliquez sur les liens actifs pour en apprendre plus sur la manière dont nous prenons en charge ce problème.

  • Attaque cérébrale
  • Commotion cérébrale
  • Lésion cérébral acquise (tumeur, hypoxie, chemobrain)
  • Lésion cérébrale traumatique
  • Sensibilité à la lumière
  • Sensibilité aux sons
  • Syndrome post-commotionnel
  • Traumatisme cérébral

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  • Ataxie
  • BPPV
  • Dépendence visuelle
  • Dysautonomie
  • Maladie de Ménière
  • Malaise vagal
  • Mal de débarquement
  • Nausées
  • Persistent Postural Perceptual Dizziness
  • Perte d’équilibre
  • POTS
  • Sensation d’instabilité
  • Sensation de tangage
  • Syncope
  • Trouble vestibulaire central
  • Trouble vestibulaire périphérique
  • Vertiges
  • vertiges cervicogènes

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  • Algies vasculaires
  • Céphalées
  • Douleurs chroniques
  • Douleurs fantômes
  • Fibromyalgie
  • Migraines
  • Sensibilisation centrale
  • Syndrome douloureux régional complexe

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  • Ataxie au gluten
  • Difficultés à trouver ses mots
  • Encéphalite myalgique
  • Encéphalopathie d’Hasimoto
  • Lenteur cérébrale
  • Long Covid
  • Neuroinflammation
  • Maladie de Lyme
  • Sclérose en plaque
  • Syndrome de fatigue chronique
  • Tête dans le cirage
  • Tête embrumée
  • Troubles cognitifs
  • Troubles de la concentration
  • Troubles de la mémoire

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  • Anxiété
  • Burnout
  • Dépression
  • Epuisement professionnel
  • Fatigue
  • Insomnies
  • Syndrome stress post-traumatique

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  • Autisme
  • Déficit d’attention
  • Dyscalculie
  • Dyslexie
  • Dysphasie
  • Dyspraxie
  • Hyperactivité
  • Réflexes primitifs/archaïques
  • Syndrome Asperger
  • TDAH
  • Troubles enhavissants du développement

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  • Démence
  • Maladie d’Alzheimer
  • Maladie de Parkinson
  • Neuropathies périphériques
  • Prévention des chutes
  • Troubles du mouvement

Ressources éducatives

Articles

Anatomie vertébrale
Hygiène neurovertébrale

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